Onyx : le guide de référence
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L’onyx est une variété de calcédoine caractérisée par des bandes relativement droites et parallèles, traditionnellement noires et blanches. Il appartient donc à la grande famille des matériaux siliceux microcristallins apparentés à l’agate et possède comme constituant principal le quartz, de formule SiO₂.
Le mot « onyx » est toutefois utilisé beaucoup plus largement dans le commerce que dans la minéralogie. Une grande partie des bijoux vendus comme onyx noir sont fabriqués en calcédoine uniformément teintée en noir. Le véritable onyx naturel présente normalement une structure rubanée, tandis qu’une calcédoine entièrement noire et homogène ne correspond pas strictement à la définition traditionnelle de l’onyx.
Cette distinction est également importante pour les objets décoratifs appelés « onyx marbre » ou « onyx mexicain ». Ces pierres colorées et rubanées sont généralement constituées de calcite ou d’aragonite et ne sont pas du véritable onyx siliceux. L’onyx minéralogique possède plutôt les propriétés de la calcédoine : une dureté proche de 7, une bonne résistance à l’usure et une excellente aptitude au polissage.
L’onyx en bref
| Propriété | Donnée |
|---|---|
| Nom | Onyx |
| Nature | Variété rubanée de calcédoine ou d’agate |
| Constituant principal | Quartz microcristallin |
| Formule chimique principale | SiO₂ |
| Autre phase fréquente | Moganite |
| Classe minérale | Silicates, tectosilicates |
| Système cristallin du quartz | Trigonal |
| Couleur traditionnelle | Noir et blanc |
| Autres couleurs naturelles | Brun, brun rougeâtre, gris, blanc et différentes nuances intermédiaires |
| Disposition des bandes | Généralement droites et parallèles |
| Dureté | Environ 6,5 à 7 sur l’échelle de Mohs |
| Densité | Environ 2,60 à 2,65 |
| Indice de réfraction | Environ 1,53 à 1,54 |
| Éclat | Cireux à vitreux après polissage |
| Transparence | Translucide dans les couches claires à opaque dans les zones foncées |
| Clivage | Aucun |
| Fracture | Conchoïdale à irrégulière |
| Structure | Microcristalline à cryptocrystalline |
| Matériau proche | Agate |
| Variété apparentée | Sardonyx |
| Traitement très courant | Teinture noire de la calcédoine |
| Principales régions productrices de calcédoine et d’agate | Brésil, Uruguay, Inde, Madagascar, Mexique et États-Unis |
| Calcédoine et agate présentes au Québec | Oui |
| Onyx véritable reconnu comme provenance québécoise importante | Non |
Les propriétés physiques de l’onyx sont donc essentiellement celles de la calcédoine. Ce qui le distingue principalement des autres agates n’est pas une composition chimique différente, mais l’organisation particulière de ses bandes.
Qu’est-ce que l’onyx?
L’onyx est une variété de calcédoine présentant des couches de couleurs contrastées disposées de manière relativement droite et parallèle.
La définition traditionnelle fait surtout référence à une alternance de bandes noires et blanches. Des matériaux composés de couches sombres et claires dans les tons gris ou brunâtres peuvent également être décrits comme onyx lorsque leur structure correspond à cette disposition parallèle.
L’onyx appartient à la famille de l’agate.
L’agate est elle-même une calcédoine rubanée. La principale différence est la disposition des bandes : dans la majorité des agates, elles suivent des formes courbes ou concentriques correspondant aux contours d’une cavité, tandis que celles de l’onyx sont davantage planes et parallèles.
La frontière entre les deux termes repose donc principalement sur la texture.
Deux morceaux provenant d’une même masse de calcédoine pourraient théoriquement présenter des zones correspondant davantage à une agate classique et d’autres présentant des bandes suffisamment rectilignes pour être décrites comme onyx.
Le sardonyx représente une variété étroitement apparentée.
Il associe des couches de sard, généralement rouge brun à brun orangé, avec des bandes blanches ou foncées. Comme l’onyx, ses bandes relativement parallèles le rendent particulièrement adapté à la gravure de camées.
Le terme onyx est aujourd’hui également appliqué à de la calcédoine noire uniforme.
Cet usage est extrêmement répandu en joaillerie, au point que « onyx noir » désigne couramment une pierre noire opaque et polie.
D’un point de vue strictement minéralogique, une calcédoine complètement noire et sans structure rubanée est plutôt une calcédoine noire. Dans le commerce, elle continue néanmoins d’être presque systématiquement vendue sous le nom d’onyx noir.
Pourquoi l’onyx est-il noir et blanc?
Les couleurs de l’onyx sont principalement liées aux impuretés et aux minuscules inclusions présentes dans les différentes couches de calcédoine.
Le quartz pur est normalement incolore.
Les variations de composition qui accompagnent chaque épisode de croissance permettent aux couches successives de présenter des couleurs et des degrés de transparence différents.
Les bandes blanches
Les bandes blanches sont généralement constituées de calcédoine contenant suffisamment de microstructures, de pores, d’inclusions ou d’interfaces internes pour diffuser fortement la lumière.
La matière peut être chimiquement très proche d’une calcédoine presque incolore.
Cependant, au lieu de transmettre efficacement la lumière, son réseau microcristallin la disperse dans de nombreuses directions.
La couche apparaît alors blanche ou laiteuse.
L’épaisseur joue également un rôle. Une mince couche peut rester translucide alors qu’une épaisseur plus importante paraît pratiquement opaque.
Les bandes sombres naturelles
Les couches grises, brunes et noires peuvent contenir différentes impuretés.
Des oxydes de fer et de manganèse, de la matière organique et de minuscules particules minérales peuvent absorber davantage de lumière et assombrir la calcédoine.
Lorsque l’absorption devient suffisamment importante, une couche peut paraître presque noire.
Le véritable noir naturel intense est cependant beaucoup moins courant que ce que laisse penser le marché des bijoux en « onyx noir ».
De nombreuses calcédoines naturellement grises, brunes ou relativement pâles sont artificiellement noircies avant leur commercialisation.
Pourquoi les bandes sont-elles parallèles?
L’onyx se distingue principalement par l’organisation de ses différentes générations de calcédoine.
Dans une agate classique, la silice se dépose fréquemment sur les parois irrégulières d’une cavité.
Les couches reproduisent progressivement sa forme et deviennent courbes ou concentriques.
Dans certaines cavités, la silice peut également se déposer selon des niveaux beaucoup plus horizontaux.
Des couches successives relativement planes apparaissent alors.
Lorsque plusieurs générations possédant des couleurs contrastées se superposent, le matériau final peut présenter les bandes parallèles caractéristiques de l’onyx.
L’onyx noir uniforme
Le noir uniforme très profond que l’on rencontre fréquemment dans les bagues, pendentifs et cabochons constitue un cas particulier.
La calcédoine peut être artificiellement colorée jusque dans ses micropores afin de produire un noir dense et homogène.
Le matériau demeure chimiquement de la calcédoine naturelle, mais sa couleur noire a été créée ou fortement renforcée par traitement.
Cette pratique est ancienne et extrêmement répandue.
Une couleur parfaitement noire n’est donc pas une preuve de grande rareté naturelle.
Composition chimique et structure cristalline
L’onyx est principalement constitué de silice, SiO₂.
Il ne possède cependant pas exactement la structure d’un grand monocristal de quartz comme un cristal de roche ou une améthyste.
Il appartient à la calcédoine, une forme microcristalline à cryptocrystalline de silice.
La matière est constituée d’innombrables cristallites extrêmement petits qui ne peuvent généralement pas être distingués à l’œil nu.
Ces cristallites de quartz possèdent individuellement une structure trigonale, mais leur orientation et leur organisation à l’intérieur de la calcédoine sont beaucoup plus complexes que celles d’un monocristal.
La moganite peut également être présente.
Il s’agit d’une autre forme cristalline de SiO₂ fréquemment associée au quartz dans les calcédoines naturelles.
La proportion de moganite peut varier selon le gisement, l’âge du matériau et son histoire géologique.
Avec le temps, une partie de la moganite peut progressivement évoluer vers du quartz plus stable.
Les différentes bandes d’un onyx peuvent posséder une texture légèrement différente.
La taille des cristallites, la concentration en inclusions, la quantité de micropores et les éléments traces peuvent changer d’une couche à l’autre.
Ces variations expliquent les contrastes de couleur et de transparence.
La structure très fine de la calcédoine est également responsable de plusieurs propriétés importantes de l’onyx.
Elle lui permet notamment de prendre un excellent poli et lui donne une bonne ténacité comparativement à certains grands monocristaux possédant des directions de clivage bien développées.
Propriétés physiques et optiques
L’onyx possède une dureté généralement comprise entre 6,5 et 7 sur l’échelle de Mohs.
Il résiste donc relativement bien aux rayures et convient parfaitement à la fabrication de bijoux et d’objets décoratifs.
Un quartz cristallin possède une dureté de 7, mais la texture microcristalline et les différentes inclusions peuvent produire une légère variation dans l’onyx.
Sa densité se situe généralement autour de 2,60 à 2,65.
Elle est très proche de celle des autres calcédoines et du quartz.
Cette propriété ne permet donc pas de distinguer l’onyx d’une agate ou d’une cornaline, mais peut aider à le séparer de matériaux noirs possédant une densité très différente.
L’indice de réfraction de la calcédoine se situe approximativement autour de 1,53 à 1,54.
Une lecture ponctuelle est souvent utilisée sur les cabochons et matériaux opaques.
La structure composée d’innombrables cristallites orientés différemment empêche d’obtenir le même comportement optique qu’avec un grand cristal transparent de quartz.
L’éclat d’une surface cassée ou non polie est souvent cireux.
Après un excellent polissage, l’onyx peut présenter un éclat beaucoup plus vitreux et une surface extrêmement lisse.
Cette aptitude au polissage explique son utilisation historique pour les camées, les intailles, les sceaux et les bijoux.
L’onyx ne possède pas de clivage.
Lorsqu’il est cassé, il présente généralement une fracture conchoïdale à irrégulière.
Cette absence de clivage contribue à sa bonne résistance mécanique.
Un choc suffisamment fort peut évidemment le briser, mais il ne possède pas un plan de faiblesse majeur comparable à celui de la topaze ou de la kunzite.
Les bandes claires peuvent être translucides.
Les couches foncées peuvent devenir presque totalement opaques.
Cette alternance de transparence représente justement une caractéristique particulièrement intéressante pour les objets gravés utilisant plusieurs niveaux de profondeur.
Comment se forme l’onyx?
L’onyx se forme essentiellement par les mêmes processus que l’agate et les autres calcédoines rubanées.
Des solutions riches en silice pénètrent dans des cavités ou fractures puis déposent progressivement plusieurs générations de matière siliceuse.
L’organisation particulière de ces couches produit les bandes parallèles caractéristiques.
Formation dans les cavités volcaniques
Les roches volcaniques peuvent contenir de nombreuses cavités créées par des bulles de gaz pendant le refroidissement de la lave.
Après la solidification, de l’eau souterraine riche en silice circule dans la roche.
La silice provient notamment de l’altération des minéraux silicatés environnants.
Lorsqu’elle atteint une cavité et que les conditions chimiques changent, elle commence à précipiter.
Des couches de calcédoine se développent progressivement.
Chaque nouvelle génération peut posséder une composition, une texture ou une concentration d’impuretés légèrement différente.
Ces variations produisent les bandes visibles.
Dépôt de couches parallèles
Dans une agate classique, les couches se développent principalement sur les parois de la cavité et en reproduisent la géométrie.
Elles deviennent donc courbes et concentriques.
D’autres dépôts peuvent se produire selon des niveaux relativement horizontaux à l’intérieur de la cavité.
Ces couches peuvent se former à partir de solutions ou de matériaux siliceux se déposant successivement.
Lorsque plusieurs niveaux sont préservés, le résultat peut être une calcédoine à bandes planes et parallèles correspondant à la texture recherchée dans l’onyx.
La transition entre agate et onyx peut donc être progressive dans certaines géodes.
Formation de la calcédoine
La silice ne cristallise pas nécessairement immédiatement sous forme de quartz parfaitement organisé.
Des précurseurs riches en silice peuvent précipiter avant d’évoluer progressivement vers la calcédoine.
La matière subit alors plusieurs étapes de maturation et de recristallisation.
Le quartz microcristallin et la moganite deviennent intimement associés.
Ces processus peuvent se dérouler sur de très longues périodes.
La texture finale dépend de la composition des fluides, de la température, de l’espace disponible et de l’histoire géologique du gisement.
Origine des différences de couleur
Chaque épisode de dépôt peut apporter de nouvelles impuretés.
Une couche peut être presque pure et apparaître blanche ou translucide.
La suivante peut contenir davantage de fer, de manganèse ou de matière organique et devenir plus sombre.
La répétition de ces épisodes crée le contraste caractéristique.
Le noir intense observé dans de nombreux bijoux modernes ne doit toutefois pas être automatiquement attribué à ce processus naturel.
La teinture de la calcédoine est suffisamment répandue pour qu’une grande partie du matériau commercial ait été artificiellement assombrie.
Où trouve-t-on l’onyx dans le monde?
L’onyx naturel peut théoriquement se former dans de nombreuses régions contenant de l’agate et de la calcédoine.
Il ne possède cependant pas une carte des provenances aussi simple que certaines espèces minérales comme la tanzanite.
Le terme repose sur une texture particulière de la calcédoine, et les matériaux commercialisés comme onyx peuvent en plus avoir été fortement traités.
Les grandes régions productrices d’agate et de calcédoine constituent donc les principales sources potentielles de véritable onyx.
Brésil
Le Brésil possède certaines des plus importantes ressources mondiales en agate et en calcédoine.
Le Rio Grande do Sul est particulièrement célèbre pour les immenses coulées basaltiques contenant des géodes.
Ces cavités peuvent être remplies de plusieurs générations de calcédoine, d’agate, de quartz et d’améthyste.
Certaines portions présentent des bandes relativement régulières adaptées aux travaux de gravure ou à la production de matériaux commercialisés comme onyx.
Le Brésil produit également d’énormes quantités de calcédoine claire pouvant être teintée.
Cette réalité est importante pour l’onyx noir : la provenance géologique du matériau peut être naturelle alors que sa couleur noire est artificielle.
Uruguay
L’Uruguay partage avec le sud du Brésil une partie de la grande province volcanique du Paraná-Etendeka.
Les basaltes contiennent de nombreuses géodes remplies de calcédoine et de quartz.
L’agate uruguayenne peut présenter des bandes particulièrement contrastées.
Le matériau est principalement connu pour les géodes d’améthyste et l’agate, mais certaines zones de calcédoine peuvent également présenter des structures parallèles utilisables comme onyx ou sardonyx.
Inde
L’Inde possède une histoire exceptionnellement ancienne de taille de la calcédoine.
Le Gujarat constitue l’un des grands centres historiques de transformation de l’agate, de la cornaline et d’autres quartz microcristallins.
Les matériaux provenant des terrains volcaniques du Deccan sont travaillés depuis des siècles.
La possibilité de modifier artificiellement la couleur de certaines couches de calcédoine est également connue depuis très longtemps.
Les techniques historiques de coloration ont joué un rôle important dans la production d’onyx noir et de matériaux destinés aux camées.
Madagascar
Madagascar produit une grande diversité de calcédoines, agates et jaspes.
Des nodules et veines siliceuses possèdent parfois des contrastes de couleurs et des bandes particulièrement esthétiques.
Comme dans les autres grandes régions de production, seule une partie de la matière présente la disposition parallèle permettant d’utiliser le terme onyx au sens strict.
Madagascar est surtout important comme source générale de calcédoine naturelle de qualité lapidaire.
Mexique
Le Mexique est fréquemment associé au mot « onyx », mais cette association demande une importante précision.
Une grande partie du matériau vendu comme onyx mexicain est constituée de calcite ou d’aragonite rubanée.
Cette pierre peut être magnifique, translucide et présenter des bandes vertes, jaunes, miel, blanches ou brunes.
Elle n’est toutefois pas du véritable onyx siliceux.
Sa composition est principalement carbonatée plutôt que SiO₂.
Elle est également beaucoup plus tendre et réagit aux acides.
Le terme « onyx mexicain » appartient donc surtout au commerce de la pierre décorative et ne doit pas être confondu avec l’onyx minéralogique.
États-Unis
Les États-Unis possèdent de nombreuses régions riches en agate et en calcédoine, particulièrement dans les États de l’Ouest.
L’Oregon, le Montana, l’Arizona et différents autres territoires volcaniques produisent une grande variété de matériaux siliceux rubanés.
Certaines agates présentent des couches suffisamment planes et contrastées pour correspondre à la définition de l’onyx.
Comme ailleurs, une identification précise devrait cependant être basée sur la structure réelle de la pierre plutôt que simplement sur le nom commercial fourni.
L’onyx au Québec
Le Québec possède de véritables occurrences d’agate et de calcédoine, mais il n’est pas reconnu comme une provenance classique ou commerciale importante de véritable onyx à bandes parallèles.
La mine d’agates du mont Lyall, en Gaspésie, constitue l’une des meilleures références québécoises pour les matériaux apparentés.
Les roches volcaniques rhyolitiques du site contiennent des géodes et des thundereggs dans lesquels se sont développés plusieurs types de silice.
L’agate y est confirmée, de même que la calcédoine, la calcédoine bleue, la cornaline, le quartz, l’améthyste et le quartz fumé.
Certaines géodes présentent plusieurs couches successives de calcédoine et de quartz.
Ces structures permettent d’observer directement les mécanismes géologiques responsables du rubanement des agates.
Elles ne sont toutefois pas répertoriées comme une production classique d’onyx noir et blanc au sens minéralogique strict.
D’autres occurrences de calcédoine sont connues au Québec.
Le minéral est notamment documenté à Sainte-Dorothée, à Salaberry-de-Valleyfield et dans certaines localités du Nord-du-Québec.
L’existence de calcédoine dans la province n’est donc pas inhabituelle.
La situation est différente lorsqu’on cherche spécifiquement des bandes droites, parallèles et suffisamment contrastées pour qualifier un matériau d’onyx.
Cette texture particulière n’est pas une variété québécoise reconnue à grande échelle.
Un morceau de calcédoine noire trouvé au Québec ne devrait donc pas automatiquement être identifié comme onyx.
Sans bandes parallèles, l’appellation calcédoine noire serait plus rigoureuse.
De la même manière, une agate québécoise présentant des bandes courbes ou concentriques reste une agate même si certaines couches sont noires et blanches.
Pour un collectionneur, une pierre commercialisée comme « onyx du Québec » devrait donc être accompagnée d’une provenance précise et de photographies permettant de confirmer sa texture.
Le Québec possède les matériaux siliceux et les environnements volcaniques capables de produire des calcédoines rubanées, mais il ne constitue pas actuellement une provenance classique d’onyx comparable aux grandes régions mondiales de production de calcédoine.
À quoi ressemble un onyx naturel?
Un véritable onyx naturel présente avant tout des bandes relativement droites et parallèles.
La combinaison classique est noire et blanche.
Une tranche polie montre alors plusieurs couches superposées dont les limites peuvent être extrêmement nettes.
Toutes les bandes ne possèdent pas nécessairement la même épaisseur.
Certaines peuvent mesurer seulement une fraction de millimètre, tandis que d’autres sont beaucoup plus épaisses.
Le contraste peut également varier d’une zone à l’autre.
Une couche peut être blanche et translucide, la suivante gris foncé ou brun-noir, puis une autre presque incolore.
L’onyx naturel n’est donc pas obligatoirement constitué d’un noir parfaitement uniforme associé à un blanc pur.
Des tons gris, crème et brunâtres sont tout à fait possibles.
La surface brute possède souvent un éclat cireux.
Une fois polie, elle devient beaucoup plus brillante et les différences entre les couches sont accentuées.
Les bandes claires peuvent transmettre la lumière, alors que les couches foncées restent presque opaques.
Cette propriété est particulièrement visible lorsqu’une tranche relativement mince est éclairée par l’arrière.
Un onyx peut également contenir de petites cavités, des fractures ou des zones de quartz cristallin.
La présence de ces caractéristiques dépend du contexte exact de formation.
Les matériaux destinés aux camées sont généralement sélectionnés pour leur structure particulièrement régulière.
Deux couches fortement contrastées permettent au graveur de retirer la couche supérieure à certains endroits afin de faire apparaître la couleur différente située en dessous.
Un cabochon uniformément noir vendu comme « onyx noir » présente une apparence très différente.
La surface est généralement noire, opaque, homogène et parfaitement polie.
Cette apparence est extrêmement répandue dans la joaillerie moderne, mais elle correspond fréquemment à de la calcédoine artificiellement teintée plutôt qu’à un onyx naturellement noir et blanc.
Comment identifier un onyx?
L’identification d’un véritable onyx nécessite d’abord de confirmer que la pierre appartient à la calcédoine, puis d’examiner la structure de ses bandes.
Une pierre simplement noire ne suffit pas pour établir l’identification.
Observation des bandes
Le critère visuel principal est la présence de couches parallèles.
Une agate classique possède généralement des bandes courbes, concentriques ou suivant les contours d’une ancienne cavité.
L’onyx présente plutôt des couches relativement rectilignes.
Le sardonyx possède la même organisation générale, mais certaines couches sont rouge brun à brun orangé.
Cette observation peut être réalisée à l’œil nu lorsque le contraste est important.
Une loupe devient utile pour les bandes extrêmement fines.
Dureté
La dureté se situe autour de 6,5 à 7.
L’onyx résiste donc beaucoup mieux aux rayures que la calcite utilisée dans le fameux « onyx marbre ».
Une calcite possède une dureté de seulement 3.
Cette énorme différence permet de séparer facilement les deux matériaux dans un contexte minéralogique.
Un test de rayure reste toutefois destructif et ne devrait pas être utilisé sur un bijou ou un objet poli.
Densité
La densité de l’onyx se situe généralement autour de 2,60 à 2,65.
Elle correspond à celle de la calcédoine.
La calcite possède une densité d’environ 2,71, ce qui signifie que la densité seule ne représente pas toujours le moyen le plus évident de distinguer un « onyx marbre ».
La dureté, la réaction aux acides et l’indice de réfraction sont plus utiles.
Indice de réfraction
La calcédoine produit généralement une lecture autour de 1,53 à 1,54.
Cette valeur permet de la distinguer du spinelle noir, du verre et de différents autres matériaux opaques lorsque la surface permet une mesure au réfractomètre.
Les objets noirs entièrement opaques peuvent cependant demander davantage de techniques d’identification.
Fracture
Une cassure fraîche peut présenter une fracture conchoïdale à irrégulière et un éclat légèrement cireux.
Le matériau ne possède aucun clivage véritable.
Cette propriété correspond encore une fois au quartz microcristallin.
Une pierre présentant un clivage facile et parfaitement plan ne correspond donc pas à l’onyx siliceux.
Réaction aux acides
Le véritable onyx est essentiellement constitué de SiO₂ et ne produit pas l’effervescence caractéristique de la calcite sous l’action d’un acide dilué.
Cette propriété permet de distinguer rapidement le véritable onyx des matériaux décoratifs appelés « onyx marbre ».
Un tel test endommage cependant les carbonates et ne devrait pas être réalisé sur un objet de valeur.
Microscopie
L’examen au microscope est particulièrement important pour les matériaux noirs.
Une calcédoine teintée peut présenter des concentrations de colorant dans certaines fissures, zones poreuses ou limites internes.
La couleur peut également devenir légèrement brunâtre lorsqu’une lumière extrêmement intense traverse les bords minces d’un objet apparemment noir.
Des matériaux artificiels peuvent contenir des bulles ou présenter une texture vitreuse absente de la calcédoine naturelle.
Spectroscopie Raman
La spectroscopie Raman permet de confirmer la présence de quartz et de moganite caractéristiques de la calcédoine.
Elle est particulièrement utile lorsqu’un matériau noir opaque ressemble extérieurement à de l’onyx mais pourrait être du verre, un polymère ou une autre pierre noire.
Des techniques complémentaires peuvent ensuite être utilisées afin d’étudier l’origine naturelle ou artificielle de la couleur.
Onyx naturel, synthétique et traitements
L’onyx représente un cas où la distinction entre matériau naturel et couleur naturelle est particulièrement importante.
De nombreux objets vendus comme onyx noir sont réellement constitués de calcédoine naturelle.
Leur couleur noire a cependant été obtenue artificiellement.
Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une imitation : le matériau de base est naturel, mais il a été traité.
Teinture noire
La coloration artificielle de l’agate et de la calcédoine possède une très longue histoire.
La structure microporeuse de certaines calcédoines permet à des solutions de pénétrer dans une partie de la matière.
Des procédés permettent ensuite de produire des composés ou du carbone suffisamment foncés à l’intérieur de ces pores pour rendre la pierre noire.
Le résultat peut être extrêmement stable et uniforme.
Une calcédoine initialement grise, blanche ou faiblement colorée peut ainsi devenir presque totalement noire.
Cette méthode est suffisamment répandue pour que la majorité de la calcédoine noire uniforme commercialisée comme « onyx noir » soit considérée comme traitée.
Pourquoi la teinture fonctionne-t-elle?
La calcédoine n’est pas un matériau parfaitement compact à l’échelle microscopique.
De minuscules pores et interfaces existent entre les cristallites.
Certaines zones absorbent donc plus facilement des solutions que d’autres.
Cette propriété explique également pourquoi les agates peuvent être colorées dans différentes teintes.
Une bande poreuse peut absorber fortement le traitement tandis qu’une couche plus compacte reste pratiquement inchangée.
Les contrastes naturels d’une agate peuvent ainsi être accentués artificiellement pour produire un matériau particulièrement adapté aux camées.
Détection de la teinture
La détection peut être simple lorsque le colorant se concentre fortement dans les fissures ou ne pénètre qu’une faible profondeur.
Elle devient beaucoup plus difficile dans un traitement bien réalisé.
Un examen sous forte lumière peut parfois montrer des zones brun foncé plutôt que réellement noires.
La microscopie, la spectroscopie et différentes méthodes de laboratoire peuvent également être utilisées.
L’apparence extérieure seule ne permet pas toujours d’établir avec certitude si le noir est naturel.
Onyx synthétique
Il n’existe pas de marché important de véritable onyx synthétique reproduisant exactement la microstructure d’une agate naturelle à bandes parallèles.
Du quartz synthétique peut être produit industriellement, mais la fabrication d’un agrégat de calcédoine rubanée n’offre généralement aucun avantage économique.
La calcédoine naturelle est suffisamment abondante pour être utilisée directement puis modifiée par teinture au besoin.
Les imitations sont donc beaucoup plus importantes que la véritable synthèse.
Verre noir
Le verre constitue une imitation fréquente.
Il peut être fabriqué dans un noir parfaitement homogène et recevoir un excellent poli.
Certaines pièces peuvent extérieurement ressembler fortement à un cabochon d’onyx noir.
Le verre possède toutefois une dureté, une structure et des propriétés optiques différentes.
Sous grossissement, des bulles ou des structures d’écoulement peuvent également être visibles.
Le GIA a documenté des matériaux en verre vendus comme onyx noir suffisamment convaincants pour nécessiter des tests gemmologiques afin de les distinguer de la calcédoine teintée.
Matériaux composites
Des doublets et autres matériaux assemblés peuvent également utiliser de la calcédoine noire.
Dans certains bijoux en opale, par exemple, une couche de calcédoine noire peut servir de base pour augmenter le contraste avec la couche d’opale.
La présence d’onyx ou de calcédoine dans un assemblage ne signifie donc pas nécessairement que l’ensemble du cabochon est constitué d’une seule pierre naturelle.
« Onyx marbre »
Le matériau décoratif appelé onyx marbre constitue une autre confusion majeure.
Il s’agit généralement de calcite ou d’aragonite rubanée.
Cette pierre peut être entièrement naturelle et non traitée tout en n’étant pas du véritable onyx.
La différence n’est donc pas une question de naturel contre artificiel, mais d’identification minéralogique.
Le véritable onyx est siliceux et possède une dureté proche de 7.
L’onyx calcaire est principalement carbonaté et possède une dureté proche de 3.
Onyx, agate, sardonyx, obsidienne ou spinelle noir?
Plusieurs pierres peuvent être confondues avec l’onyx, particulièrement lorsqu’il est utilisé sous forme de cabochon noir. La structure interne, la dureté et les propriétés optiques permettent cependant de les différencier.
| Propriété | Onyx | Agate | Sardonyx | Obsidienne | Spinelle noir |
|---|---|---|---|---|---|
| Nature | Calcédoine à bandes parallèles | Calcédoine rubanée | Calcédoine à bandes parallèles avec sard | Verre volcanique naturel | Espèce minérale du groupe des oxydes |
| Composition principale | SiO₂ | SiO₂ | SiO₂ | Principalement silice avec autres constituants | MgAl₂O₄, souvent avec substitutions |
| Couleurs typiques | Noir et blanc, gris ou brun | Très nombreuses couleurs | Rouge brun, brun, blanc et parfois noir | Noir, brun, gris | Noir |
| Structure | Microcristalline | Microcristalline | Microcristalline | Amorphe | Cristalline cubique |
| Type de bandes | Droites et parallèles | Généralement courbes ou concentriques | Droites et parallèles | Généralement absentes | Absentes |
| Dureté Mohs | 6,5–7 | 6,5–7 | 6,5–7 | Environ 5–5,5 | 8 |
| Densité approximative | 2,60–2,65 | 2,60–2,65 | 2,60–2,65 | Environ 2,3–2,6 | Environ 3,6 |
| Indice de réfraction | Environ 1,53–1,54 | Environ 1,53–1,54 | Environ 1,53–1,54 | Environ 1,48–1,51, variable | Environ 1,718 |
| Clivage | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun | Aucun net |
| Caractéristique principale | Bandes parallèles contrastées | Bandes suivant souvent les contours d’une cavité | Bandes rouge-brun et claires | Texture vitreuse | Beaucoup plus dense et plus dur |
L’agate est le matériau le plus proche puisqu’un onyx constitue lui-même une forme particulière d’agate.
La différence principale réside dans les bandes.
Dans une agate classique, elles sont courbes, concentriques ou irrégulières. Dans l’onyx, elles sont beaucoup plus droites et parallèles.
Le sardonyx appartient également au même ensemble.
La principale différence concerne ses couleurs : les bandes de sard sont généralement rouge brun, brun orangé ou brunes et alternent avec des couches blanches ou foncées.
L’obsidienne noire est complètement différente.
Elle correspond à un verre volcanique naturel plutôt qu’à du quartz microcristallin.
Elle possède généralement une dureté inférieure et une texture vitreuse homogène. Une cassure fraîche présente une fracture conchoïdale extrêmement lisse et coupante.
Le spinelle noir est une véritable espèce minérale cristalline.
Il est beaucoup plus dur et plus dense que l’onyx.
Un cabochon de spinelle noir peut visuellement ressembler à de l’onyx noir, mais ses propriétés gemmologiques permettent de les séparer très facilement.
Qualité, rareté et valeur de l’onyx
L’onyx n’est généralement pas considéré comme une pierre rare.
La calcédoine est abondante dans de nombreux environnements géologiques, et les traitements permettent également de produire de grandes quantités de matériau noir uniforme destiné à la joaillerie.
La valeur dépend donc principalement de la qualité du matériau, de la structure des bandes, du caractère naturel ou traité de la couleur, de la taille et du travail lapidaire.
Il n’existe aucun système universel reconnu attribuant officiellement des grades A, AA ou AAA à l’onyx.
Ces classifications sont commerciales et peuvent varier considérablement d’un vendeur à l’autre.
Régularité des bandes
Pour le véritable onyx naturel, la disposition des couches constitue un critère majeur.
Des bandes parallèles, fines, nettes et fortement contrastées sont particulièrement adaptées à la gravure.
Une masse comportant plusieurs couches continues peut permettre au lapidaire de concevoir précisément la position d’un motif.
Cette qualité est particulièrement importante pour les camées et intailles.
L’artiste peut utiliser une couche claire pour le relief principal et révéler une couche plus foncée en arrière-plan.
Contraste
Un contraste important entre les différentes couches augmente généralement l’impact visuel.
La combinaison noire et blanche constitue la plus classique.
Des associations gris foncé et blanc ou brun et crème peuvent néanmoins produire des pièces particulièrement élégantes.
La régularité et la netteté des limites sont souvent davantage importantes que l’obtention d’un noir absolument parfait.
Onyx noir uniforme
L’onyx noir utilisé en bijouterie est évalué différemment.
Une couleur uniforme, un noir profond et l’absence de zones grises visibles sont généralement recherchés.
Le matériau doit également pouvoir prendre un excellent poli.
Ces qualités peuvent être obtenues sur de la calcédoine traitée relativement abondante.
Un cabochon noir parfaitement homogène ne doit donc pas être considéré comme extrêmement rare simplement en raison de son apparence.
Fissures et porosité
Un matériau de qualité doit être compact.
Les grandes fractures peuvent rendre un cabochon fragile et compliquer le polissage.
La présence de nombreux pores ouverts peut également empêcher d’obtenir une surface parfaitement brillante.
Une texture fine et homogène permet au lapidaire de produire des arêtes nettes, ce qui est particulièrement important pour les gravures.
Taille
L’onyx est suffisamment tenace pour permettre un grand nombre de formes.
Cabochons ovales, rectangles, disques, perles, plaques et sculptures sont fréquents.
Les pierres destinées aux chevalières sont souvent taillées avec une surface relativement plate afin de produire l’apparence noire uniforme recherchée.
Les matériaux rubanés demandent une planification différente.
L’orientation de la coupe doit exploiter les couches de manière optimale.
Une mauvaise orientation peut transformer un superbe bloc parallèle en simple pierre présentant quelques bandes peu intéressantes.
Traitements
La teinture noire étant extrêmement courante, elle n’entraîne pas nécessairement une forte baisse de valeur pour un bijou commercial lorsque le traitement est correctement représenté.
La situation est différente pour un spécimen vendu comme onyx naturellement noir et non traité.
Une coloration naturelle inhabituelle accompagnée d’une provenance documentée peut présenter davantage d’intérêt pour un collectionneur.
La transparence sur les traitements reste donc importante.
Une calcédoine naturelle teintée reste une véritable pierre naturelle, mais sa couleur ne doit pas être présentée comme nécessairement naturelle.
Ancienneté et travail artistique
La valeur de certains objets en onyx dépend davantage de leur travail artistique que de la valeur brute de la pierre.
Les camées, sceaux et intailles anciens peuvent présenter une grande valeur historique.
Dans ce cas, l’identité de l’artiste, l’époque, la provenance de l’objet et la qualité de la sculpture deviennent beaucoup plus importantes que le prix d’un simple morceau de calcédoine.
L’onyx est utilisé pour ce type de travail depuis l’Antiquité précisément parce que ses couches contrastées permettent de créer des effets impossibles avec une pierre uniformément colorée.
Utilisation en joaillerie et entretien
Avec une dureté d’environ 6,5 à 7 sur l’échelle de Mohs, l’onyx convient bien à la joaillerie.
Il peut être utilisé dans les bagues, chevalières, pendentifs, bracelets, colliers, boucles d’oreilles et boutons de manchette.
Les chevalières constituent l’une de ses utilisations les plus caractéristiques.
Une plaque noire parfaitement polie crée une surface sobre qui peut être laissée intacte ou gravée.
Les matériaux à couches contrastées sont particulièrement adaptés aux camées et aux intailles.
Pour un camée, le graveur exploite plusieurs bandes naturelles.
Une couche claire peut former le portrait ou le motif en relief tandis qu’une couche sombre sert d’arrière-plan.
Pour une intaille, le motif est plutôt creusé dans la pierre.
La structure microcristalline de la calcédoine permet de réaliser des détails extrêmement fins.
L’absence de clivage représente un avantage important.
Contrairement à la topaze ou à la kunzite, l’onyx ne possède pas un plan majeur suivant lequel la pierre risque de se séparer facilement pendant la taille.
Sa ténacité permet donc de produire des éléments minces et relativement résistants.
Il reste néanmoins moins dur que le spinelle ou le saphir.
Une bague portée quotidiennement peut progressivement développer de fines rayures.
Un choc important peut également ébrécher ou casser la pierre, particulièrement lorsqu’elle possède des angles exposés.
Le nettoyage d’un onyx naturel non traité peut généralement être réalisé avec de l’eau tiède, un savon doux et une brosse souple.
La pierre doit ensuite être rincée et séchée avec un chiffon doux.
Les produits abrasifs doivent être évités afin de préserver le poli.
Les précautions doivent être plus importantes avec l’onyx noir teint.
Des produits chimiques agressifs, des solvants et une chaleur importante pourraient affecter certains traitements ou matériaux employés dans un bijou.
Les nettoyeurs à vapeur ne sont donc pas nécessaires.
Les ultrasons devraient également être évités lorsque la pierre contient des fractures importantes, a été imprégnée ou fait partie d’un assemblage.
Pour le rangement, il est préférable de séparer l’onyx des pierres plus dures.
Un saphir, un spinelle ou un diamant peut rayer sa surface.
Une pochette individuelle ou une boîte compartimentée permet de conserver beaucoup plus longtemps son poli.
Bien entretenu, l’onyx est un matériau durable et particulièrement adapté à la gravure. Sa véritable identité repose cependant sur un détail souvent perdu dans le commerce moderne : l’onyx classique n’est pas simplement une pierre noire, mais une calcédoine dont les couches parallèles et contrastées constituent sa caractéristique essentielle.